Le visiteur va quitter le monde des singes pour se diriger vers une rangée de volières située à quelques pas du complexe des anthropoïdes. On peut d’abord s’intéresser à une grande volière présentant en son centre un point d’eau important. Elle est le lieu de vie d’oiseaux semi-aquatiques : de rares bruants striolés (
Emberiza striolata) ; des avocettes élégantes (
Recurvirostra avosetta) ; des tournepierres à collier (
Arenaria interpres) ; des grèbes castagneux (
Tachybaptus ruficollis) ; des verdiers (
Carduelis chloris) ; des combattants variés (
Philomachus pugnax) ; et des chevaliers gambettes (
Tringa totanus).
Les autres volières sont plus classiques et surtout plus étroites. Cette faisanderie composée d’une vingtaine de cages alignées est typique du siècle passé, elles ont été construites durant l’année 1961 et malgré la précarité des installations, on note plusieurs succès d’élevage et la collection d’oiseaux présente ici est riche : des faisans prélats (
Lophura diardi) et des touracos violets (
Musophaga violacea) ; des faisans de Delacour (
Lophura ignita macartneyi) avec des touracos à huppe blanche (
Tauraco leucolophus) ; des otidiphaps roux (
Otidiphaps nobilis nobilis) ; de rares faisans de Salvador (
Lophura inornata) ; des tragopans de Temminck (
Tragopan temminckii) ; des faisans du Vietnam (
Lophura hatinhensis) en cohabitation avec des pigeons roses (
Nesoenas mayeri) ; et un couple de calaos trompettes (
Bycanistes bucinator). Nombreuses de ces espèces sont uniques en Belgique.

Volière des oiseaux semi-aquatiques.

Volière typique de la faisanderie.

Mâle combattant varié (
Philomachus pugnax) avec son harem.

Avocette élégante (
Recurvirostra avosetta).

Femelle avocette et ses petits.

Faisan prélat (
Lophura diardi).

Faisane de Salvador (
Lophura inornata).

Otidiphaps roux (
Otidiphaps nobilis nobilis).

Faisane du Vietnam (
Lophura hatinhensis).

Calao trompette (
Bycanistes bucinator).
A l’extrémité de cette première série se trouve un point d’eau adjoint à une petite berge boueuse ou quelques oiseaux nicheurs peuvent couver. Le reste de la colonie de flamants rouges de Cuba (
Phoenicopterus ruber) a la possibilité de caracoler ou de chercher quelques invertébrés dans l’eau peu profonde.

Installation des flamants.

Flamant rouge de Cuba (
Phoenicopterus ruber).
Une seconde série de volières se présente de l’autre côté du bâtiment, toute fois, elles sont de plus grandes tailles et mieux garnies en végétation. Elles sont destinés à des agamis trompettes (Psophia crepitans) en cohabitation avec de rares calaos à bec noir (
Tockus nasutus) ; un kiwi austral (
Apteryx mantelli) mâle vit dans une volière équipée d’une caméra dont les images sont retransmises sur un écran, ce drôle d’oiseau, apparenté aux ratites, est rarissime en captivité ; un couple de pénélopes aburris (
Aburria aburri), les seuls d’Europe ; des épéronniers Napoléon (
Polyplectron napoleonis) avec des touracos de Buffon (
Tauraco persa buffoni) ; et enfin des pinsons africains (
Fringilla coelebs), des colombines lumachelles (
Phaps chalcoptera), des bruants striolés (
Emberiza striolata), ainsi que des faisans de Salvador (
Lophura inornata) vivent dans la dernière volière.

Volière typique de cette rangée, ici occupée par le kiwi austral.

Calao à bec noir (
Tockus nasutus).

Pénélope aburri (
Aburria aburri).

Epéronnier Napoléon (
Polyplectron napoleonis).
En continuant plus loin, le visiteur va pouvoir observer à droite un double enclos dénudé mais couvrant une bonne surface. Une zone surélevée permet d’avoir une vue plongeante sur le groupe de cerfs du Dybowsky (
Cervus nippon dybowskii), une espèce assez rare qu’Anvers reproduit souvent.


Installation des cerfs vue de différents angles.

Cerf du Dybowsky (
Cervus nippon dybowskii).
De l’autre côté de l’allée se discerne une succession de petits enclos assez peu adaptés. Le premier héberge une importante colonie de manchots de Humboldt (
Spheniscus humboldti) – près de 40 oiseaux - qui s’agrandie régulièrement malgré des conditions de vie sommaires : proximité du public, espace de nage exigu … Il faut noter, que le bassin était autrefois celui des lions de mer !

Installation des manchots.

Manchot de Humboldt (
Spheniscus humboldti) en 2007.
A côté, un enclos vitré et herbeux est d’ordinaire destiné aux makis cattas (
Lemur catta), cependant, cette installation était en travaux lors de ma visite du 10 mai dernier. Le groupe d’Anvers, n’est pas important et je ne sais pas le but de ces travaux : Démolition ? Rénovation ? Agrandissement ?

Installation des makis cattas en travaux.
La petite fosse voisine, qui est désaffectée, hébergeait autrefois un groupe reproducteur de ragondins dans des conditions proches du ridicule. Cette « verrue » sera englobait dans la zone située juste dernière qui est en total remaniement. On y trouve plusieurs enclos de taille qui serviront à de nouvelles espèces (ou espèces déjà présentes au parc) dans les prochains mois.


Zone de travaux.
A droite, non loin du Temple égyptien, un petit enclos adjoint à une maisonnette ancienne a été réaménagé dans le courant de l’année 2008 pour accueillir des petits carnivores africains : ajout de sables, de rochers et de troncs. Autrefois lieu de vie des poudous du Sud (présentés depuis les années 70), aujourd’hui s’y ébattent des mangoustes fauves (
Cynictis penicillata) et des suricates (
Suricata suricatta).

Enclos des mangoustes et des suricates.

Suricate (
Suricata suricatta).
Nous sommes alors devant les portes du Temple Egyptien. Ce magnifique édifice au mur remplie de hiéroglyphes est le plus vieux du zoo puisqu’il a été mis en fonction en 1856. A l’inauguration, les murs étaient blancs, les peintures ont été décidé seulement en 1860. Ces dessins représentes des animaux africains amenés vers l’entrée du Temple. La dernière rénovation date de la fin des années 80 et à ce jour le bâtiment, qui a été ré-inauguré le 29 avril 1988, est en bon état général.
Le Temple Egyptien a été construit pour les grands herbivores - au vue de la hauteur et de la largeur des portes – toutefois, il a été le lieu de nombreux animaux durant son siècle et demi d’existence : Eland commun, dromadaire, girafe (de Rothschild [de nouveau présente], de Kordofan [jusqu’en 2008]), de Nubie, et réticulée [de nouveau présente]), rhinocéros (noir et indien), okapi, éléphant (d’Asie [toujours présent], d’Afrique [parfois simultanément], de forêts [jusqu’en 1959]), tapir (de Baird), zèbre (de Chapman et de Grévy), oryx d’Arabie, autruche …

Temple Egyptien.

Entrée du bâtiment.

Intérieur du Temple Egyptien.
En faisant le tour dans le sens des aiguilles d’une montre, le premier espace visible est celui des anoas de plaine (
Bubalus depressicornis). Trois anoas ont investi cette installation autrefois occupée par des oryx d’Arabie (Parties au Lunaret) il y a moins de cinq ans. Depuis cette année ils ne disposent plus que d’un enclos (pour l’agrandissement de l’espace des girafes) mais ils devrait bientôt déménagé selon le masterplan du zoo.

Enclos des anoas.

Installations intérieures des anoas.

Anoa des plaines (
Bubalus depressicornis).
L’installation voisine, qui a été agrandie de quelques mètres carrés en début d’année héberge un groupe de femelles girafes. Le Zoo d’Anvers a décidé de stopper la reproduction de ce grand animal après le départ de son groupe reproducteur de girafes de Kordofan dans son « zoo-frère » : Le Dienrenpark Planckendael. On y trouve donc trois girafes de Rothschild (
Giraffa camelopardalis rothschildi) :
Sallagh (né en 2007), et sa mère
Dana sont arrivées le 6 juin 2008 de Belfast (Royaume-Uni) tandis que
Clea, né en 2006 est venu les rejoindre le 18 juillet en provenance de Zlin-Lesna (République-Tchèque) et une girafe réticulée (
Giraffa camelopardalis reticulata),
Burna, arrivée du Zoo de Berlin –où elle est né en août 2007- le 15 septembre 2008. En face de l’enclos, une zone est laissé vierge, je crois qu’il s’agit du projet d’extension de l’enclos pour peut être recréer un groupe reproducteur.

Enclos des girafes.

Partie étendue sur l’enclos des anoas.

Installation intérieure des girafes.

Emplacement de l’extension de l’enclos des girafes ?

Girafes de Rothschild (
Giraffa camelopardalis rothschildi).
Intéressons nous désormais au plus grand enclos du Temple qui est destiné à un groupe d’éléphantes indiennes (
Elephas maximus indicus) et asiatique (
Elephas maximus). Cette installation est réellement de taille réduite et offre peu de possibilité d’évolution pour les pachydermes. Conscient de ce gros problème, la Société Royale de Zoologie d’Anvers, a décidé de lancer la construction d’un enclos dans son second parc, Planckendael, qui sera destiné à un groupe reproducteur d’éléphant asiatique ; le projet devrait aboutir en 2011 et Anvers servirait uniquement pour isoler les mères et leur petits. Pour l’instant, les cinq éléphantes disposent d’un espace sableux muni d’un bassin de taille respectable, d’ombre fournie par les grands arbres du parc, de quelques roches, de troncs, et d’enrichissements artificiels (chaine, balle …). L’enclos est visible à trois reprises : A droite du temple par un chemin couvert ; après l’enclos des girafes avec une vue sur le bain des éléphants ; ou depuis un observatoire en hauteur accessible par la zone marécageuse.

Accès au chemin couvert qui permet d’observer les éléphants.

Première vue sur l’enclos depuis le chemin couvert.

Vue sur le bassin.

Dernière vue sur l’installation depuis l’observatoire.

Loges intérieures des éléphants.
Les cinq pachydermes présents actuellement au Zoo d’Anvers sont :
Dumbo EEP n°7604Elephas maximusNée en 1972 en Asie
Transférée à Anvers le 30 juin 2005 de Rotterdam / Elle y avait déjà vécu à plusieurs reprises puisqu’elle y est arrivée après son importation (A noter qu’elle a vécu à Vincennes).
Khaing Phyo Phyo EEP n°8109Elephas maximus indicusNée le 31 août 1981 au Myanmar
Arrivée à Anvers le 2 mai 2006 de Port Lympne où elle vivait depuis le mois de novembre 1999.
Yu Yu Yin EEP n°7902Elephas m. indicusNée le 15 février 1979 au Myanmar
Arrivée en Belgique le 2 mai 2006 de Port Lympne / Les deux femelles ont toujours vécus ensembles, il semblerait qu’elle est un lien de fraternité.
May Tagu EEP n° 200504Elephas m. indicusNée le 11 avril 2005 à Port Lympne
Elle est arrivée avec sa mère Khaing Phyo Phyo au zoo.
Kay Mook EEP n°ØElephas m. indicus X Elephas maximusNée le 17 mai 2009 devant des milliers d’internaute à Anvers
Il s’agit du premier éléphanteau à naître en Belgique. Son père est connu au niveau européen, en effet Alexander est réputé pour faire le tour des zoos affin de s’accoupler avec les éléphantes. Il a vécu 6 mois en Belgique et réside maintenant à Amersfoort (Hollande).

Dumbo, éléphante indienne (
Elephas maximus indicus) encore gestante.

May Tagu, jeune éléphante indienne.