On rejoint ensuite le carrefour des circuits face au snack « Croc’bambou » pour se diriger vers le deuxième circuit, le rouge appelé « Au cœur de l’Afrique ». La visite de celui-ci débute par la grande volière de contact : « les ailes de l’Afrique ».
Sur la gauche, un chemin permet aux visiteurs de longer la nurserie où sont parfois élevé des oiseaux ou des petits mammifères abandonnés par leurs parents ; juste derrière ce bâtiment, le visiteur peut entrer dans la maison des girafes (sur lesquelles je reviendrais plus en détail par la suite). Elles bénéficient de trois box de taille moyenne et d’un pré-parc mi-herbeux mi-bétonné pour les jours de mauvais temps lorsqu’elle n’ont pas accès à l’immense plaine africaine du parc que je décrirais ensuite.

Entrée de la maison des girafes.

Détail d’un boc pour girafes.

Pré-parc des girafes.
Le visiteur doit ensuite revenir sur ses pas et va enfin entrer dans la grande volière de contact du parc : « les ailes de l’Afrique ». Sur près de 2000 m², une vingtaine d’espèces d’oiseaux peut évoluer librement autour des visiteurs.

Entrée de la volière « les ailes de l’Afrique ».
Mais avant de pénétrer dans la zone de contact le visiteur à la possibilité d’observer dans le sas d’entrée un petit enclos à gauche, sableux et de moyenne taille il est occupé par un bon groupe de mangoustes fauves (
Cynictis penicillata) et par deux de porcs-épics d’Inde (
Hystrix indica). Trois mangoustes fauves sont nées depuis le début de l’année. En face de cet espace, un petit enclos grillagé hébergeait lors de notre visite un groupe de poules nègres (
Gallus gallus domesticus « nègre ») mais on y trouve parfois des jeunes animaux avant leur départ vers d’autres parcs.

Enclos des mangoustes et des porcs-épics.

Porc-épic d’Inde (
Hystrix indica).

Poule nègre (
Gallus gallus domesticus « nègre »).
Après avoir poussé une porte, l'on se trouve au milieu de la volière dont la construction s’est achevée fin 2005. Les visiteurs la traverse sur un petit chemin en terre entouré de nombreux bosquets d’arbuste et de buissons. Quelques grands arbres permettent aux oiseaux de se percher hors de portée des visiteurs. De nombreux points d’eau sont aussi présents aux quatre coins de la volière. L’ensemble est bercé par le bruit d’un petit court d’eau et par le chant des oiseaux, vraiment un agréable moment de la visite.



Vues de l’intérieur de la volière.
Du côté des espèces, on trouve :
Un très grand groupe d’ibis sacrés (
Threskiornis aethiopicus) qui sont parmi les premiers a avoir investi la volière ; un calao de Decken (
Tockus deckeni) ; deux couples de touracos de Fisher (
Tauraco fischeri) ; un couple de calaos trompettes (
Bycanistes bucinator) ; des lophophores resplendissants (
Lophophorus impejanus) arrivé fin 2007 ; des paons verts (
Pavo muticus), l’un des seuls groupe de France; trois ombrettes africaines (
Scopus umbretta), les seuls représentants de leur espèce en France ; deux bihoreaux gris (
Nycticorax nycticorax) ; des sarcelles de Bernier (
Anas bernieri) qui se sont reproduit pour la première fois en 2008 ce qui est une bonne nouvelle car il s’agit d’une des espèces de canards les plus menacés dans le monde ; des dendrocygnes veufs (
Dendrocygna viduata) ; des sarcelles du Cap (
Anas capensis) ; des spatules blanches ou spatules d’Eurasie (
Platalea leucorodia) ; des cigognes blanches (
Ciconia ciconia) et un calao terrestre d’Abyssinie (
Bucorvus abyssinicus) mâle.

Dendrocygne veuf (
Dendrocygna viduata).

Sarcelle du Cap (
Anas capensis).


Ombrette africaine (
Scopus umbretta).

Spatule d’Eurasie (
Platalea leucorodia).

Cigogne blanche (
Ciconia ciconia).

Calao trompette (
Bycanistes bucinator).

Paon vert (
Pavo muticus).

Bihoreau gris (
Nycticorax nycticorax).

Sarcelle de Bernier (
Anas bernieri).

Lophophore resplendissant (
Lophophorus impejanus).
Dès qu’il sort de la volière le visiteur peut observer une petite île sur laquelle on trouve un petit kiosque vitré qui sert d’abri aux petits singes qui y vivent, en l’occurrence des tamarins empereurs (
Saguinus imperator). Les tamarins pinchés vivaient auparavant en ce lieu.

Île des tamarins empereurs.
Le visiteur entre à gauche dans l’enclos de contact avec les chèvres « calines ». On trouve également sur ce grand terrain vallonné des cochons vietnamiens et des poules négres-soies.

Enclos de contact avec les chèvres.
C’est également dans cet enclos de contact que le visiteur va pouvoir accéder au premier observatoire sur la plaine qui sont au total trois réparties tout le long de l’étendu herbeuse. Cette plaine s’étale sur plus de 6 hectares, cette surface impressionnante en fait l’une des plus grandes de France avec celle de la Réserve Africaine de Sigean. Son aménagement se résume à un point d’eau du côté de la terrasse du restaurant « Le Baobab », une mangeoire surélevé pour les girafes, des petits monticules terreux et des poteaux de bois plantés pour permettre aux rhinocéros de se gratter.


Vue de la plaine africaine depuis le premier observatoire (À droite et à gauche).
Parlons maintenant des espèces qu’elle abrite :
La harde de zèbre de Grant (
Equus burchellii boehmi) composée de sept adultes qui y vit s’agrandie régulièrement et les petits sont répartis dans différents parcs zoologiques européens. Deux petits sont nés en août et en septembre 2008.

Zèbres de Grant (
Equus burchellii boehmi).

Femelle zèbre et son jeune.
Un petit groupe d’Eland commun (
Taurotragus oryx) est également présent, cette grande antilope est devenue plutôt courante en captivité et de surcroît elle n’est pas menacé dans son milieu naturel, c’est pourquoi le CERZA ne les reproduit plus depuis quelques années.


Eland commun (
Taurotragus oryx).
Le groupe d’oryx algazelle (
Oryx dammah) est, avec ses douze individus, le second plus grand groupe de cette espèce en France après celui du parc de Port saint Pere (Planète sauvage), des naissances sont obtenues assez souvent au CERZA mais aucun petit n’est né depuis le début de l’année.

Une partie du groupe d’oryx algazelle (
Oryx dammah),
désolé pour la qualité de la photo.Un bachelor group – Groupe de mâle célibataire – de girafe (
Giraffa camelopardalis) vit à leur côté. Les individus présents sont de plusieurs sous espèce. On trouve deux girafes du Niger (Giraffa
camelopardalis peralta), une rare girafe du Cap (
Giraffa camelopardalis giraffa) et une girafe hybride (
Giraffa camelopardalis « hybride »). On trouvait autrefois un groupe reproducteur fructueux sur cette plaine mais le parc a du se tourner vers un groupe de mâle du fait de leur trop grand nombre dans les zoos européens.


Girafe, vraisemblablement du Cap (
Giraffa camelopardalis giraffa).
La plus grande espèce et celle qui fait la fierté du CERZA est le rhinocéros blanc du Sud (
Ceratotherium simum simum). Avec six individus adultes, le CERZA a sur sa plaine le plus grand groupe de France et l’un des plus grands d’Europe. Au côté de grands parcs européens tel le zoo de Whipsnade en Angleterre il tente de reproduire cette espèce si délicate. Le « miracle » eu lieu le 16 Février 2000 lorsque Shimba (Aujourd’hui décédé) mis bas du petit Kifarou, il s’agissait alors que de la deuxième naissance en France pour cette espèce. Aujourd’hui le groupe est composé de :
Chris, le premier mâle reproducteur est né 16 Novembre 1992 et était le premier mâle arrivé au CERZA en 1994.
Horace, le second mâle est né en Afrique du Sud aux alentours de 1969, importé en Europe pour peuplé un nouveau parc anglais il est arrivé en 1993 avec Rosie.
Rosie est arrivé en 1993, elle était né elle aussi en Afrique du Sud vraisemblablement la même année.
Gaby est née le 19 Octobre 1979 au zoo d’Edinburgh, elle a vécu, avant son arrivé au CERZA en 2003, au parc zoologique de Paris (dès 1981), elle a également donné naissance au premier rhinocéros à naître en France.
Lisha est arrivée au parc en 2008 d’Angleterre, accompagnée de
Sutu, déjà enceinte, elle a donné naissance à la petite Keyah en Septembre (je reviendrais sur cette naissance ensuite).

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Rhinocéros blanc du Sud (
Cerratotherium simum simum)