Plusieurs espèces d’oiseaux sont présentées en totale liberté dans la serre bien qu’elle soit « décapotable ». Cette fonction n’est pas un problème puisqu’un grand filet a été tendu au dessus de l’espace de vol. On trouve notamment : des spéos royales (
Cosmopsarus regius), un très bel oiseau originaire d’Afrique ; des veuves à collier d’or (
Vidua orientalis) ; des martins chasseurs à tête grise (
Halcyon leucocephala) ; des cossyphes à calotte neigeuse (
Cossypha albicapilla) ; des gouras de Sheepmaker (
Goura scheepmakeri) des grèbes huppés (
Podiceps cristatus), une espèce rarement vu en captivité ; des pintades vulturines (
Acryllium vulturinum) ; des euplectes franciscains (
Euplectes franciscanus) ; des touracos paulines (
Tauraco erythrolophus) aussi appelés touracos à crête rouge ; des pluvians d’Egypte (
Pluvianus aegyptius) ; et des coucales à sourcils blancs (
Centropus superciliosus).

Grèbe huppé (
Podiceps cristatus).

Touraco pauline (
Tauraco erythrolophus).

Goura de Sheepmaker (
Goura scheepmakeri).

Pluvian d’Egypte (
Pluvianus aegyptius).

Spréo royal (
Cosmopsarus regius).
Nous commençons notre visite des différents enclos présents dans la serre aux abords de l’île de l’unique paresseux didactyle (
Choloepus didactylus) arrivé en 2006. Cependant, il ne vit que depuis 2007 sur cette île garnie d’une représentation d’un crash d’avion autrefois lieu de vie de tamarins pinchés trop fuyards et visibles désormais dans une volière (Décrite plus bas). La présentation sur une île d’un paresseux est rarement vu en captivité et étonnante puisque l’on a déjà observé des individus sauvages traversant des bras d’eau.


Île du paresseux.

Court éveil du paresseux didactyle (
Choloepus didactylus) pris depuis le belvédère.
En faisant le tour du grand plan d’eau, le visiteur peut normalement observer plusieurs vivariums incrustés dans la roche et totalement vides lors de ma visite. Le dernier, très sombre, faisait exception, on y trouve une petite colonie de microcèbes murins (
Microcebus murinus), une espèce de petit lémurien nocturne particulièrement rare dans les parcs zoologiques. Paradisio a déjà obtenu des naissances mais les animaux ne sont que rarement visible.

Installation des microcèbes.
Le visiteur peu avancer de quelques pas avant de s’arrêter afin d’observer la volière des tisserins de Speke (
Ploceus spekei) qui s’élève sur plusieurs mètres à gauche. Ces oiseaux sont connus dans le règne animal pour fabriquer d’impressionnant nid en cloche en tissant, d’où leur nom, les branchages entre eux. Au parc, plusieurs dizaine de nids était visible au sommet de la volière, preuve que les passereaux si sentent bien.

Volière des tisserins.

Tisserin de Speke (
Ploceus spekei).
Face à nous désormais se dresse une belle volière au sol recouvert de substrat d’écorce et de sable et dont l’espace est remplie par quelques branchage et par une végétation tropicale. Elle est destiné à un couple de calaos ondulés (
Aceros undulatus undulatus) facilement reconnaissable à leur goitre impressionnant : jaune chez le mâle et bleu chez la femelle. Lors de ma visite, le magnifique mâle du zoo était principalement occupé à alimenter sa compagne emmuré dans un nid artificiel, une bonne nouvelle s’annonce à Paradisio de plus, il s’agit des seuls spécimens belges.

Volière des calaos.

Calao ondulé (
Aceros undulatus undulatus).
Tout en continuant à serpenté au milieu de la végétation, le visiteur va passer à proximité d’un double enclos de taille restreinte. Au pied de la terrasse du restaurant se trouve la zone d’élevage des pintades de Pucheran (
Guttera pucherani) dont les individus sont ici séparés par un bas grillage. Cependant il me semble que d’autres pintades sont présentes en liberté dans la serre.

Installation des pintades, ici l’un de enclos.

Pintade de Pucheran (
Guttera pucherani).
Quasiment en face, se trouve un petit enclos au sol couleur ocre et garni d’un petit bassin où l’on peut observer les animaux sous l’eau grâce à une vitre accessible dans la suite de la visite. Il héberge une partie des loutres naines d’Asie aussi appelées loutres à griffes courtes (
Aonyx cinerea) qui se reproduise très (voir trop) bien au parc l’obligeant à présenter des animaux en coulisse. J’ai pu y observer en fin de soirée un couple avec sa progéniture qui avait presque atteint la morphologie adulte.

Vue sur le bassin de l’enclos des loutres.

Vue subaquatique.

Loutre à griffes courtes (
Aonyx cinerea).
Il passe maintenant autour du jardin des cactus montrant un énorme collection de plantes originaires d’Amérique aride appartenant au propriétaire du parc.

Jardin des cactus.
Sur sa droite, un petit enclos au sol recouvert de sable est percé par deux bulles en acrylique où les jeunes visiteurs peuvent passer leur tête pour se croire au milieu de la petite colonie de suricates (
Suricata suricata) non reproductrice puisque comptant uniquement des femelles pour ne pas avoir de problème de surpopulation. Cette présentation est ludique pour les enfants et est la seule du genre en Belgique.

Enclos des suricates.

Suricate (
Suricata suricata).
Une volière, voisine de l’enclos à « ciel ouvert » des suricates étaient momentanément inoccupé lors de ma visite du 12 avril en raison d’un problème technique. On y trouve d’ordinaire des tamarins pinchés (Saguinus oedipus oedipus) selon le panneau pédagogique mais je n’ai pas d’information sur leur présence certaine au parc.

Volière dans la serre Oasis, normalement occupé par des tamarins pinchés.
Plus loin, une pente douce permet d’accéder à l’observatoire subaquatique sur le bassin des loutres naines (voir photo plus haut).
En continuant sur cette allée, d’autres vitres permettent d’observer un point d’eau entouré d’un berge étroite et cimentée. Lors de ma visite, seul les deux tortues de Saint-Hilaire (
Phrynops hilarii) étaient visible ici. Normalement, elles cohabitent avec des caïmans de Cuvier (
Paleosuchus palpebrosus) qui étaient dans leur quartier d’hiver (je vous rappelle que la serre est tempérée, 7°C en hiver et 29°C en été) lors de ma visite.

Installation des tortues et des caïmans.

Tortue de Saint-Hilaire (
Phrynops hilarii).
Au fond de la serre, une longue volière, autrefois de contact, héberge un ensemble d’oiseaux australiens. Son sol recouvert de sable foncé évoque les grandes étendues désertiques présente sur ce continent. Ainsi on observe plusieurs dizaines de perroquets : particulièrement des loriquets à tête bleue (
Trichoglossus haematodus moluccanus) ; des loris sombres (
Pseudeos fuscata) ; et des loris écarlates ou rouges (
Eos bornea). Ces deux dernières espèces, peu communes, ont été accueillie récemment.

Vue sur une partie de la volière australienne.

Lori rouge (
Eos bornea).

Loriquet à tête bleue (
Trichoglossus haematodus moluccanus).

Lori sombre (
Pseudeos fuscata).
En face, deux volières au style plus tropicale sont visible. Le sol est recouvert de substrat d’écorce et la végétation est plus présente. La première, construite en longueur, héberge un couple de calaos à casque plat (
Buceros hydrocorax hydrocora), une espèce rare en captivité (six parcs européens en montre au public). Aucune naissance n’a été observée à ma connaissance.

Volière des calaos.

Couple de calaos à casque plat (
Buceros hydrocorax hydrocora).

Femelle calao à casque plat (
Buceros hydrocorax hydrocora).
La seconde, de taille plus réduite, héberge quant à elle quelques mainates religieux (
Gracula religiosa). Cette espèce d’oiseau est réputé pour apprendre facilement le langage humain. L’un des individus de Paradisio venu de France est réputé pour siffler La Marseillaise.

Volière des mainates.

Mainate religieux (
Gracula religiosa).
En face, un flan rocheux artificiel percé de nombreux trous sert de nichoir aux guêpiers à front blanc (
Merops bullockoides) présenté en vol libre dans la serre. Cette espèce rare est présentée à Paradisio à cause (grâce plutôt) aux guêpes trop présentes dans Oasis qui gênaient les visiteurs présents dans le restaurant. Depuis leur arrivée en 2000, en plus de se reproduire fréquemment (on compte plus de cinquante individus), ils ont débarrassé la serre des insectes nuisibles.

Nids des guêpiers.

Guêpier à front blanc (
Merops bullockoides).
Ces nichoirs conclus la visite d’Oasis, le visiteur se dirige vers la sortie la plus proche pour quitter la serre, où il a découvert d’étonnantes espèces, afin de continuer la visite du parc.
…………..

Comme ce panneau nous l’indique, nous entrons dans la zone des perroquets du Parc Paradisio qui présente une belle collection de psittacidés. Notons aussi que quelques représentants vivent en total liberté dans le parc, c’est le cas d’un ara hybride et d’ara chloroptère (
Ara chloroptera).
Tout de suite à gauche, le visiteur est intrigué par l’immense volière accolée aux murs de la serre Oasis qu’il vient de quitter. Son volume est rempli de rochers, branchages et autres perchoirs pour les aras bleus et jeunes (
Ara ararauna) qui vivent ici. Des cariamas huppés (
Cariama cristata), un oiseau haut sur pattes originaires des plaines sud-américaines, occupent le sol de l’enclos. Il s’agit des seuls spécimens visible dans le pays.

Volière des aras araraunas et des cariamas.

Cariama huppé (
Cariama cristata).

Aras bleus et jeunes (
Ara ararauna).
Les autres volières de la zone présentées le long d’un chemin pavé sont de taille plus modeste mais offre de belles cohabitations notamment d’oiseaux terrestres et volants. Le parc reproduit la majorité de ces espèces et est ainsi connu en Europe pour son élevage.
En avril 2009, les oiseaux présents étaient :
Des aras hyacinthes (
Anodorhynchus hyacinthinus) ; des perroquets gris d’Afrique (
Psittacus erithacus) ; des faisans argentés (
Lophura nycthemera) en cohabitation avec des conures de Patagonie (
Cyanoliseus patagonus) ; des nestors kéas (
Nestor notabilis), le parc remporte un franc succès dans l’élevage du kéa, c’est en effet le seul au monde à avoir élevé plus de 60 jeunes ; des faisans de Lady Amherst (
Chrysolophus amherstiae) cohabitant avec des conures soleils (
Aratinga solstitialis) ; des aras rouges (
Ara macao) ; un couple de cacatoès à œil nu (
Cacatua sanguinea) ; un cacatoès à huppe rouge (
Cacatua moluccensis) élevé à la main vivant avec quelques cacatoès rosalbins (
Eolophus roseicapillus) et un cacatoès de Leadbeater (
Cacatua leadbeateri) ; et le seul couple de perroquets à ventre rouge (
Poicephalus rufiventris) d’Europe qui vit avec une immense colonie d’insérables de Fisher (
Agapornis fischeri).

Rangée de volières pour psittacidés.

Volière typique, ici pour les aras hyacinthes.

Ara hyacinthe (
Anodorhynchus hyacinthinus).

Faisan argenté (
Lophura nycthemera).

Conure soleil (
Aratinga solstitialis).

Cacatoès rosalbin (
Eolophus roseicapillus).

Inséparable de Fisher (
Agapornis fischeri).

Perroquet à ventre rouge (
Poicephalus rufiventris) au milieu des inséparables.

Conure de Patagonie (
Cyanoliseus patagonus).

Nestor kéa (
Nestor notabilis).

Faisan de Lady Amherst (
Chrysolophus amherstiae).

Ara rouge (
Ara macao).

Cacatoès à œil nu (
Cacatua sanguinea).

Cacatoès à huppe rouge (
Cacatua moluccensis).