Située à quelques encablures, une vaste plaine entourée de grillages offre le couvert à plusieurs espèces originaires d’Asie. Plantée par plusieurs arbres et garnie d’un important point d’eau, il s’agit d’un lieu de vie privilégié pour les grues demoiselles (
Anthropoides virgo) et les oies à tête barrée (
Anser indicus) qui y sont présents. Un mâle muntjac indien (
Muntiacus muntjak), qui était l’une des nouveautés de l’année 2007, les a rejoint la même année ; le parc est le seul avec l’Espace animalier de la Haute-Touche, a hébergé cette espèce dans l'hexagone. Les visiteurs peuvent également se comparer aux grues puisque des échasses en bois sont à leur disponibilité en face de l’enclos.

Enclos des oies, des grues et du muntjac.

Oie à tête barrée (
Anser indicus).

Grue demoiselle (
Anthropoides virgo).

Muntjac indien (
Muntiacus muntjak).
En regagnant petit à petit la sortie de cette zone majoritairement australienne, nous pouvons jeter un coup d’œil aux enclos situés sur la droite et qui seront visibles plus en détail dans la suite de la visite. On peut ainsi apercevoir les pécaris à collier et les coatis.


Enclos des coatis et enclos des pécaris.
C’est l’enclos des chiens viverrins (
Nyctereutes procyonoides ussuricus), arrivés au cours de l’année 2008, que s’achève le « circuit rouge ». Cet espace, ombragé et entouré d’une clôture grillagée relativement basse était autrefois réservé aux wallabys d’Eugénie. Une palissade en bois permet d’isoler visuellement l’installation de celle des dingos. Ce canidé à l’apparence de raton laveur, le seul de sa famille a pouvoir grimper aux arbres et assez bien représenté en France même si les grands zoos généralistes ne s’y intéressent pas.

Enclos des chiens viverrins.

Chien viverrin (
Nyctereutes procyonoides ussuricus).
On va désormais traverser la seconde zone du parc dite « verte » qui est située principalement sous le couvert des arbres. A droite, un enclos garnie d’une pièce d’eau et d’un petit bâtiment vitré est réservé au seul castor canadien (
Castor canadensis) présent en France. Venu tout droit du Biodome Montreal (Canada), l’individu dispose de nombreux troncs pour satisfaire ses besoins ; il est juste regrettable qu’après plusieurs années il soit toujours présenté en solitaire. Des canards carolins (
Aix sponsa), espèce également originaire d’Amérique du Nord, lui tiennent compagnie.


Enclos du castor et des carolins.

Castor du Canada (
Castor canadensis).
Juste en face, une petite volière octogonale plutôt sombre héberge des rapaces nocturnes de nos contrées. Le directeur y a placé des effrayes des clochers (
Tyto alba) et des chouettes hulottes (
Strix aluco). Encore récemment, des étourneaux soyeux (
Sturnus sericeus) et des faisans y vivait. Un hutia de Cuba (
Capromys pilorides), le seul à avoir était présenté en France, aurait également vécu ici …

Volière des chouettes.


Chouette hulotte (
Strix aluco) & effraye des clochers (
Tyto alba).
Sur la droite, une petite volière, comme on en a déjà vu plusieurs est visible. Le couple d’aras militaires (
Ara militaris), d’ordinaire présents dans la volière de contact sud-américaine, a été placé ici afin de favoriser leur reproduction. Il faudra attendre quelques mois pour voir si ce déplacement a été propice aux perroquets.

Volière des aras.

Ara militaire (
Ara militaris).
Il faut lever les yeux pour observer un immense filet, tendu entre quatre grands arbres sur la gauche. Ce style de présentation offre des conditions optimales aux grands groupes de saïmiris écureuils (
Saimiri sciureus sciureus) qui y vit. Lors des jours froids ou humides, ils ont accès à l’Exotarium (voir plus bas) où ils peuvent se réfugier dans les enclos des deux espèces de tatous. Cette espèce est, en France, moins courante que le saïmiri à tête noire, Spay les reproduit très régulièrement.

Structure des saïmiris.
Non loin, une petite volière adjointe à un petit bâtiment vitré, autrefois lieu de vie de paddas de Java transférés dans la volière africaine, est le lieu de vie d’un tamia de Sibérie (
Tamias sibiricus). Egalement appelée écureuil de Corée, cette espèce vendue en animalerie, est rarement vu dans les parcs zoologiques français.

Installation du tamia.

Tamia de Sibérie (
Tamias sibiricus).
Nous arrivons désormais à la faisanderie de Spaycific‘Zoo. Cette installation composée de quatre volières basses rectangulaires a vu sa collection totalement chamboulée au début de l’année. Les espèces colorés et communes comme le faisan doré ou le lophophore ont été déplacées et de nouvelles, rares ont fait leur apparition. C’est ainsi que le visiteur peut y voir un couple de faisans swinhoe (
Lophura swinhoii) ; de rares faisans prélats (
Lophura diardi), visibles dans seulement deux institutions dans l’hexagone ; des tragopans de Temminck (
Tragopan temminckii) ; et un couple de faisans d’Edwards (Lophura edwardsi), accueilli il y a quelques années dans le cadre du programme d’élevage (EEP) visant à renforcer la population captive de cette oiseaux particulièrement menacé. Quelques rongeurs domestiques – cochon d’Inde et lapin – vivent au sol des volières.

Faisanderie.

Faisan swinhoe (
Lophura swinhoii).

Faisan prélat (
Lophura diardi).

Faisan d’Edward (
Lophura edwardsi).
Toujours sous le couvert des arbres, une longue volière se situe juste à côté de la faisanderie. On pouvait y voir il y a quelques temps des harfangs des neiges et des mouflettes transférées dans l’espace nord-américain. Un couple de mangoustes fauves (
Cynictis penicillata) y vit maintenant. Arrivés en 2006 de la Ménagerie du Jardin des Plantes et du Zoo municipale de Lille, les deux animaux ont d’abord été placés dans l’Exotarium avant d’être transféré ici en 2007. Ils n’ont pas tardé à avoir des petits, fait peu courant en France.

Installation des mangoustes.

Mangouste fauve (
Cynictis penicillata).
Deux petites volières, de même type que celle déjà vu (typique des débuts du parc), sont parsemées de chaque côté de l’allée. Garnie de branchages, elles sont réservés aux écureuils du Zoo de Spay. Ces deux espèces ont été accueilli pour la première fois en France au cours de l’année dernière ; il s’agit de l’écureuil du Caucase (
Sciurus anomalus) et de l’écureuil du Japon (
Sciurus lis ; Sciurus vulgaris orientis), tous deux présenté dans seulement quatre parcs en Europe.

Volière typique pour écureuil.

Ecureuil du Japon (
Sciurus lis ; Sciurus vulgaris orientis).
Une très haute volière a été construite juste à côté au dessus des arbres et des buissons déjà présents. L’important espace aérien est occupé par des hiboux grands-ducs (
Bubo bubo bubo) tandis qu’au sol vit un renard roux européen (
Vulpes vulpes crucigera), confié en 2006 par un particulier. Cette cohabitation entre un carnivore et un oiseau est unique en France et semble bien se dérouler.

Volière des hiboux et des renards.

Hibou grand-duc (
Bubo bubo bubo).

Renard roux européen (
Vulpes vulpes crucigera).
Nous entrons désormais dans la troisième zone du parc, beaucoup plus découverte que celle que nous venons de quitter. Il s’agit du « parcours jaune ». Sur la gauche se trouve une volière que nous décrirons ensuite ; à droite, nous pouvons nous avancer vers le premier enclos américain de la section. En son centre, est visible une petite pièce d’eau réservé aux tortues de Floride (
Trachemys scripta elegans) tandis que les berges, herbeuses et ombragées grâce à quelques grands arbres sont réservées aux ratons laveurs (
Procyon lotor), arrivés en 2005, au seul couple de mouflettes rayées (
Mephitis mephitis) présents en France qui les a rejoint en 2007 et enfin à des bernaches du Canada (
Branta canadensis) formant ainsi un panorama nord- américain unique en Europe. Des harfangs des neiges sont censés être présentés ici mais je ne les ait pas vu.

Enclos nord-américain.

Mouflette rayée (
Mephitis mephitis).

Bernache du Canada (
Branta canadensis).
L’enclos suivant a été construit en 2006 sur un terrain ombragé, boueux et présentant un grand point d’eau. C’est le lieu de vie idéale pour un couple de pécaris à collier (
Pecari tajacu), petit suidé d’Amérique centrale et du Sud particulièrement rare en France. Un petit mirador, installé cette année permet de voir les animaux, venus de Wuppertal (Allemagne) et Zoo des Bois de Saint-Pierre (France) à quelques mètres de hauteur. On espère qu’ils se reproduiront dans les années à venir.

Enclos des pécaris.

Pécari à collier (
Pecari tajacu).
En face, un immense espace, occupé en majeur partie par un grand étang n’est occupé que par quelques ouettes de Magellan (
Chloephaga picta). Des faux cactus avaient été placé près des visiteurs pour rappeler le milieu originel des maras (
Dolichotis patagonum) qui vivaient avec eux et montraient ainsi un petit aperçu de la faune sud-américaine. Cependant, les rongeurs sont décédés et les anatidés disposent maintenant de l’espace entier, il est regrettable que d’autres espèces, comme le capybara (
Hydrochaeris hydrochaeris) par exemple, ne vivent pas avec eux.

Enclos des ouettes.

Ouette de Magellan (
Chloephaga picta).
L’enclos suivant a été inauguré en 2009 à l’emplacement de l’ancien enclos des nandous, déplacés dans une autre zone. Aménagé de nombreuses structures d’escalade et surtout avec de grands arbres totalement accessible ; il forme le plus bel enclos pour coatis de France. Une petite dizaine de coatis roux (
Nasua nasua) est arrivée pour peupler ce grand espace, qui est l’une des principales réussites du parc.


Enclos des coatis.

Coati (
Nasua nasua).
Il est maintenant possible de s’arrêter devant deux petites volières qui vont achever temporairement la présentation sud-américaine du parc. L’une d’entre elle abrite des amazones à front bleu (
Amazona aestiva aestiva) tandis que la seconde est le lieu de vie de perruches à croupion rouge (
Psephotus haematonotus), un psittacidés originaire d’Australie.

Volière des amazones.

Amazone à front bleu (
Amazona aestiva aestiva).

Perruche à croupion rouge (
Psephotus haematonotus).
Désormais dans la section africaine, il est possible d’observer à droite la seule île pour primates du Spaycific’Zoo. Aménagée au début de l’année 2006 pour l’arrivé d’un groupe de makis cattas (
Lemur catta) en provenance du Bioparc de Doué La Fontaine, elle est très réussie. En plus de quelques cordages, les primates disposent d’un grand arbre et de plusieurs palmiers. Un seul petit, élevé à la main en couveuse, a vu le jour peu de temps après leur arrivé.

Île des lémuriens.

Maki catta (
Lemur catta).
L’enclos situé en face, couvrant une surface de près de 1000 m² et entouré d’un haut grillage est la principale nouveauté de l’année 2009. Garnie de plusieurs structures d’escalade, d’arbres et d’un marais, il s’agit de l’une des plus belles installations pour serval (
Leptailurus serval) de notre pays. C'est la deuxième espèce de félin que le parc ajoute à sa collection. Une vitre devrait être installée pour observer le couple de jeune animaux arrivés séparément. La reconversion de cet enclos, autrefois réservé aux autruches, est une très bonne chose.

Lieu où se trouvera la vitre pour observer l’enclos des servals.


Enclos des servals.

Serval (
Leptailurus serval).