Nous arrivons ensuite dans une petite serre désertique où des oiseaux des milieux secs sont présents en contact libre avec les visiteurs. On y trouve des colious huppés (
Urocolius macrourus), des martins chasseurs du Sénégal (
Halcyon senegalensis), des tisserins de Taveta (
Ploceus castaneiceps), des barbicans à poitrine rouge (
Lybius dubius), des cordonbleus violacés (
Uraeginthus ianthinogaster), des tourterelles tambourettes (
Turtur tympanistria), et des oedicnèmes tachards (
Burhinus capensis).

Serre désertique.

Oedicnème tachard (
Burhinus capensis).
Le visiteur va ensuite quitter la maison des oiseaux et va se trouver face à une grande volière remplie de végétation. Le visiteur va pouvoir y entrer et avoir une vue sur un plan l’on trouve une colonie de flamants nains (
Phoeniconaias minor). Cette espèce est peu courante en Europe et le zoo la reproduit depuis maintenant plusieurs années. Ils partagent leur volière avec de très rares pies-grièches à longue queue (Lanius cabanisi), des talèves sultanes (
Porphyrio porphyrio) ou poules sultanes, des rolliers variés (Coracias naevia), des spréos royales (
Cosmopsarus regius), des vanneaux à ailes blanches (
Vanellus crassirostris), des tisserins jaunes (
Ploceus subaureus), et des alectos à tête blanche (
Dinemellia dinemelli).

Volière de contact africaine.

Intérieur de la volière de contact africaine.

Flamant nain (
Phoeniconaias minor).

Talève sultane (
Porphyrio porphyrio).

Spréo royal (
Cosmopsarus regius).
Plus loin, nous allons pouvoir entrer dans une seconde volière de contact. Elle est le lieu de vie d’espèces côtières et l’on y trouve un point d’eau avec une machine recréant des vagues, une plage sableuse et une falaise reconstituée. Du côté des espèces, on peut observer des garrots albéoles (Bucephala albeola), des pigeons colombins (
Columba oenas), des sternes pierragarins (
Sterna hirundo), des sternes incas (
Larosterna inca), des gravelots pâtres (
Charadrius pecuarius), des combattants variés (
Philomachus pugnax), de très rares sternes arctiques (
Sterna paradisaea), des barges rousses (
Limosa lapponica), des garrots à œil d’or (
Bucephala clangula clangula), des chevaliers gambettes (
Tringa totanus), des tournepierres à collier (
Arenaria interpres), des crabiers chevelus (
Ardeola ralloides), des avocettes élégantes (
Recurvirostra avosetta), des oedicnèmes tachards (
Burhinus capensis), et des harles piettes (
Mergus albellus).

Volière côtière.

Intérieur de la volière côtière.
Tout en se dirigeant vers la faisanderie, les visiteurs vont pouvoir s’attarder devant une volière de taille moyenne situé à gauche de l’allée. L’espace garni d’un petit point d’eau est adjoint à un petit bâtiment en briques. Deux espèces de flamants y vivent, il faut signaler que le zoo présente les cinq espèces de flamants, il est d’ailleurs le seul en Europe et l’un des seuls dans tout le monde. Sont présentés ici, un groupe de flamants des Andes (
Phoenicoparrus andinus) fructueux depuis 1975 –année de la première naissance en Allemagne au zoo de Berlin- en compagnie d’un groupes reproducteur depuis 1989 –première naissance au monde- de flamants de James (P
hoenicoparrus jamesi), aujourd’hui toujours le seul parc a avoir reproduit l’espèce en Europe.
Malgré qu’ils soient mélangés, aucun hybride n’est enregistré.

Volière des flamants.

Flamant des Andes (
Phoenicoparrus andinus).

Flamant de James (
Phoenicoparrus jamesi).

Jeune flamant des Andes âgé de quelques jours.
A côté, une volière accolée à un pan rocheux est occupés par une colonie d’ibis chauves (
Geronticus eremita) et des hérons crabiers malais (
Ardeola speciosa). Le volume offert aux oiseaux est convenables et des naissances sont régulièrement obtenues chez les deux espèces.

Volière des ibis et des hérons crabiers.
En continuant la visite, les visiteurs vont s’avancer sur la limite du parc longeant le Landwehrkanal. Derrière la faisanderie, se trouvent quelques enclos herbeux. Tous grillagés, on y trouve des oiseaux terrestres. La première espèce visible est le casoar à casque (
Casuarius casuarius). Bien qu’il ne reste qu’un seul individu aujourd’hui, deux enclos sont encore présents, vestiges du passé lorsque le zoo reproduisait avec succès cette espèce.

Un des enclos pour casoars.

Casoar à casque (
Casuarius casuarius).
Le second enclos, plus sec, est occupé par un couple de cigognes maguaris (
Ciconia maguari) arrivé récemment et qui ne s’est pas encore reproduit. Cette espèce est peu courante dans les parcs zoologiques et moins d’une dizaine de parcs la présente.

Enclos des cigognes maguaris.

Cigogne maguari (
Ciconia maguari).
Le troisième enclos, qui est le plus garni de végétation est le lieu de vie d’un couple de grues antigones d’Inde (
Grus antigone antigone). Cette espèce, bénéficiant d’un EEP, est devenue courante dans les parcs européens et des naissances sont souvent obtenues pour renouveler le cheptel.

Enclos des grues antigones.

Grue antigone d’Inde (
Grus antigone antigone).
Le visiteur va ensuite pouvoir se diriger vers la faisanderie construite tout en longueur. C’est en effet plus de trente volières qui s’étale sur une distance de plus d’une centaine de mètres. Une partie des oiseaux est visible à l’extérieur puis dans leur volière située à l’intérieur d’un long bâtiment assez ancien. Bien que d’âge certains, les installations restent adaptés et fonctionnelles et des naissances sont obtenus chez presque toutes les espèces dont je dresserais un inventaire non exhaustif par la suite.

Vue de la faisanderie.

Intérieur de la faisanderie.
Présentation non exhaustive des oiseaux peuplant la faisanderie :
La première espèce visible est le kagou huppé (
Rhynochetos jubatus) que le zoo n’est jamais parvenu à reproduire. Plusieurs fois des couvées ont été obtenues mais aucune n’arrivait à échéance. Il faut rappeler que cette espèce, originaire de Nouvelle-Guinée, est très rare dans les zoos.
Dans les autres volières plus conventionnelles, on trouve :
Des échasses américaines (
Himantopus mexicanus) ; de très rares étourneaux pies (
Sturnus contra), seuls représentants de leur espèce en Europe, en cohabitation avec des coqs sauvages gris (
Gallus sonneratii) et des touracos violets (
Musophaga violacea) ; des étourneaux à ailes noires (
Sturnus melanopterus) et des épéronniers chinquis (
Polyplectron bicalcaratum) ; des euplectes à couronne de feu (
Euplectes hordeacea) avec des étourneaux de Daourie (
Sturnus sturninus) et des agamis trompettes (
Psophia crepitans) ; des blongios nains (
Ixobrychus minutus) des alectos à tête blanche (
Dinemellia dinemelli) cohabitent avec un nombre important d’autres petits oiseaux dont des choucadors superbes (
Lamprotornis superbus), des rolliers à ventre bleu (
Coracias cyanogaster), des rolliers variés (
Coracias naevia), des barbicans à diadème (
Tricholaema diademata), et des oedicnèmes du Pérou (
Burhinus superciliaris), sorte d’échassier sud-américain ; le dernier paradisier de Keraudren (
Manucodia keraudrenii) d’Europe, cette espèce n’a pas la forme bien connu de ses magnifiques oiseaux aujourd’hui devenu très rare en captivité bien qu’autrefois couramment vu dans les grandes institutions ; de très rares coucous présageurs (
Scythrops novaehollandiae) sont aussi visibles dans cette structure, le zoo de Berlin et le zoo de Cologne sont aujourd’hui les seuls à montrer cette espèce au public ; de rares chevêchettes perlées (
Glaucidium perlatum) ; des éperonniers napoléons (
Polyplectron emphanum) ; la dernière volière de ce type est plus grande et est le lieu de vie de colombars giouannes (
Treron vernans) qui se sont reproduits pour la première au monde à Berlin en 1976, des podargues gris (
Podargus strigoides), des coracines noires (
Querula purpurata), des ptinilopes à tête noire (
Ptilinopus melanospila), des gallicolombes poignardées (
Gallicolumba luzonica), et des gallicolombes tristigmates (
Gallicolumba tristigmata bimaculata).
Le visiteur quitte ensuite la faisanderie pour observer une nouvelle série de volières cette fois ci visible qu’à l’extérieur. On rencontre :
Des cariamas huppés (
Cariama cristata) en cohabitation avec des guiras coucous (
Guira guira) ; des rolliers d’Europe (
Coracias garrulus) avec étrangement des faisans de Vieillot (
Lophura ignita rufa) ; des hoccos à face nue (
Crax fasciolata) ; des grands hoccos (
Crax rubra rubra) qui cohabitent avec des rolliers à ventre bleu (
Coracias cyanogaster), des choucadors superbes (
Lamprotornis superbus), des épéronniers chinquis (
Polyplectron bicalcaratum) et des martins huppés (
Acridotheres cristatellus) ; de rares hoccos nocturnes (
Nothocrax urumutum) ; des rolliers d’Europe (
Coracias garrulus) vivent avec des argus géants (
Argusianus argus), des francolins noirs (
Francolinus francolinus) et des coqs de Lafayette (
Gallus lafayettii) ; des coureurs de Californie (
Geococcyx californianus) dont des jeunes individus ; des dindons ocellés (
Agriocharis ocellata) vivent avec un jeune agami trompette ; de rares hérons pies (
Egretta picata) sont présentés avec des ibis huppés de Madagascar (
Lophotibis cristata) ; et des geais acahés (
Cyanocorax chrysops).
Quelques photos des espèces vivant dans ses installations :

Kagou huppé (
Rhynochetos jubatus).

Echasse américaine (
Himantopus mexicanus).

Etourneau pie (
Sturnus contra).

Epéronnier chinquis (
Polyplectron bicalcaratum).

Etourneau de Daourie (
Sturnus sturninus).


Coucou présageur (
Scythrops novaehollandiae).
Alecto à tête blanche (
Dinemellia dinemelli).

Paradisier de Keraudren (
Manucodia keraudrenii).

Blongio nain (
Ixobrychus minutus).

Podargue gris (
Podargus strigoides).

Agami trompette (
Psophia crepitans).

Chevêchettes perlées (
Glaucidium perlatum)

Cariama huppé (
Cariama cristata).

Faisane de Vieillot (
Lophura ignita rufa).

Hocco à face nue (
Crax fasciolata) femelle.

Grand hocco (
Crax rubra rubra).

Hocco nocturne (
Nothocrax urumutum).

Femelle argus géant (
Argusianus argus).

Jeune coureur de Californie (
Geococcyx californianus).

Héron pie (
Egretta picata). (Photo un peu floue désolé).

Ibis huppé de Madagascar (
Lophotibis cristata). (Photo un peu floue désolé).

Rollier à ventre bleu (
Coracias cyanogaster).
Le visiteur va ainsi quitter le monde des oiseaux qu’il a observé pendant pas mal de temps. Vous avez pu voir que la collection d’oiseaux est très impressionnante, ressemblant à celle d’un parc ornithologique. De nombreuses espèces sont maintenues en coulisse pour la reproduction, comme les calaos rhinocéros, les kiwis dont l’élevage et un énorme succès au zoo de Berlin.