Carte d'identitée
Classe: Mammifère
Ordre: Carnivore
Famille: Mustélidé
Genre: Pteronura
Espèce: Pteronura brasiliensis
Date et instituteur de la découverte: 1788 - Johann Friedrich Gmelin
Noms communs: Giant Otter (GB) / Loutre géante du Brésil (FR) / Lobo De Rio (SP – Pérou)
Description
Taille: de 1,5 à 1,8 m
Poids : de 22 à 32 kg
Avec son mètre-quatre-vingt de long, la loutre géante du Brésil porte bien son nom car il s’agit de la plus grande espèce du genre ; par contre, en poids, elle est juste derrière la loutre marine. Le long corps « sinueux » est recouvert d’une épaisse fourrure brune-noire résistante à l’eau. Une tache de couleur brune est présente sur la gorge et le menton, elle est unique à chaque individu. Ses courtes pattes sont achevés par de grands pieds palmés lui permettant de nager de manière très agile, sa longue lui sert également de gouvernail. Ces atouts aquatiques et son corps courbé lui donne une allure assez particulière sur terre. Le mouvement des proies est détectés par de grands yeux et des moustaches très sensibles. Les mâles sont simplement plus gros que les femelles et présente également un cou plus large bien que ce dernier critère ne soit pas scientifiquement fiable pour l’identification des spécimens.
Habitat
Les loutres géantes se retrouvent dans les rivières d’eau douce – avec un faible débit de courant - , les lacs et des ruisseaux. Il est également possible de les observer dans des canaux agricoles ou dans des bassins formés par des barrages malgré qu’elle soit discrète. Le lieu de vie idéale est un accès à l’eau rendu possible par une berge en pente douce surmonté de végétation.
Distribution
La loutre géante est endémique d’Amérique du Sud. Elle est vit dans les affluents de l’Orénoque, de l’Amazone et de La Plata River. Cette zone couvre une zone qui va de la Cordillère des Andes à l’ouest, au Venezuela à l’est en passant par la pointe nord de l’Argentine pour la limite méridionale (sud). Le pays où l’on en trouve le plus est bien entendu le Brésil, en plein milieu de son aire de répartition.
Régime alimentaire
Cette espèce ne déroge pas à la règle de sa famille, elle est piscivore. Les animaux chassent en solitaire durant la journée principalement grâce à la vision mais l’ouï et le toucher sont parfois utile dans les eaux troubles. Cette chasse solitaire – la plus commune – ce fait sur le bord où les poissons se cachent dans la végétation ; les familles pèchent collectivement dans les zones plus profondes. Chaque individu ingurgitera 6 à 9 kilos de poissons par jour qu’il consommera soit sur la berge ou dans l’eau en flottant sur le dos …
Reproduction
Nombre de petits: 1 à 5
Gestation: Deux mois
Maturité sexuelle: Plus de deux ans
Longévité : 10-13 ans
Les principales informations connues sur le système de reproduction viennent des observations faites en captivité. Les femelles sont en chaleur de manière aléatoire toutes l’année mais il y a un pic de la fin du printemps au début de l’été. La mortalité des jeunes entrainent souvent la conception d’une nouvelle portée qui né de décembre à avril. Les portées comptent de 1 à 5 petits (souvent entre 2 et 3) , pesant environ 200 g. Ils resteront bien cachés dans une tanière creusé dans le sable pendant les premières semaines de leur vie. Dès qu’ils auront les yeux ouvert, à un mois, ils commenceront à suivre les deux parents (le mâle participe à l’éducation et le couple est monogame). Ils sont sevrés des 3-4 mois mais ne seront indépendants qu’à 9-10 mois ; parfois les petits restent plus longtemps avec le groupe familial qui peut atteindre jusqu’à 8 individus sur un territoire de 12 km².
Menaces

Cette espèce est considérée comme en danger d’extinction en raison de la future baisse prévue en raison de la dégradation de l’habitat et de l’exploitation par les hommes. Alors que l’espèce a résisté à d’affreuses chasses pour la fourrure dans les années 70 (« tigrilladas »), elle est maintenant menacé par la conquête des hommes dans les forêts et au bord des rivières. Elles sont parfois tués par les autochtones qui les mangent et utilisent sa fourrure mais aussi par des travailleurs qui les accusent d’appauvrir les ressources en poisson. L’eau, où elles passent plus de la moitié de leur temps, est également polluée dans les zones d’extraction d’or par le mercure. Dans certaine réserve, le développement trop fort du tourisme – la loutre géante fait partie des « grands » carnivores du continent avec le jaguar, le caïman … comme le « Top Five » en Afrique – on remarque des modifications de comportement comme l’abandon d’un territoire et l’augmentation de la mortalité juvénile. Il est prévu que la population aurait baissé de 50 % dans 20 ans. La population actuelle n’est que de 1000 à 5000 individus, faites le calcul … ça fera une très faible population dans deux décennies.
En captivité
Depuis les premières importations en 1900 pour le compte du Zoologisher Garten Berlin (Allemagne), cet animal fascine aussi bien les zoologistes, que les directeurs ou aussi les visiteurs qui sont impressionnés par leur taille … Toute fois, elle reste rare car très difficile à reproduire et parce qu’il lui faut tout de même une belle installation en raison de sa carrure. Aujourd’hui, six institutions européennes présentent l’espèce dont quatre en Allemagne, une en France et une au Royaume-Unis. (+Plus d’infos+)
Citation: Duplaix, N., Waldemarin, H.F., Groenedijk, J., Munis, M., Valesco, M. & Botello, J.C. 2008. Pteronura brasiliensis. In: IUCN 2009. IUCN Red List of Threatened Species. Version 2009.1. <www.iucnredlist.org>. Downloaded on 17 October 2009 & ARKive & Animal Diversity Web
Crédits photographiques : © Alexpe8 (Photo principale et enclos des loutres du Bioparc de Doué la Fontaine), © ARKive (Biotope originel), © IUCN (Carte de répartition et logo de menace)
Taille: de 1,5 à 1,8 m
Poids : de 22 à 32 kg
Avec son mètre-quatre-vingt de long, la loutre géante du Brésil porte bien son nom car il s’agit de la plus grande espèce du genre ; par contre, en poids, elle est juste derrière la loutre marine. Le long corps « sinueux » est recouvert d’une épaisse fourrure brune-noire résistante à l’eau. Une tache de couleur brune est présente sur la gorge et le menton, elle est unique à chaque individu. Ses courtes pattes sont achevés par de grands pieds palmés lui permettant de nager de manière très agile, sa longue lui sert également de gouvernail. Ces atouts aquatiques et son corps courbé lui donne une allure assez particulière sur terre. Le mouvement des proies est détectés par de grands yeux et des moustaches très sensibles. Les mâles sont simplement plus gros que les femelles et présente également un cou plus large bien que ce dernier critère ne soit pas scientifiquement fiable pour l’identification des spécimens.
Habitat
Les loutres géantes se retrouvent dans les rivières d’eau douce – avec un faible débit de courant - , les lacs et des ruisseaux. Il est également possible de les observer dans des canaux agricoles ou dans des bassins formés par des barrages malgré qu’elle soit discrète. Le lieu de vie idéale est un accès à l’eau rendu possible par une berge en pente douce surmonté de végétation.
Distribution
La loutre géante est endémique d’Amérique du Sud. Elle est vit dans les affluents de l’Orénoque, de l’Amazone et de La Plata River. Cette zone couvre une zone qui va de la Cordillère des Andes à l’ouest, au Venezuela à l’est en passant par la pointe nord de l’Argentine pour la limite méridionale (sud). Le pays où l’on en trouve le plus est bien entendu le Brésil, en plein milieu de son aire de répartition.
Régime alimentaire
Cette espèce ne déroge pas à la règle de sa famille, elle est piscivore. Les animaux chassent en solitaire durant la journée principalement grâce à la vision mais l’ouï et le toucher sont parfois utile dans les eaux troubles. Cette chasse solitaire – la plus commune – ce fait sur le bord où les poissons se cachent dans la végétation ; les familles pèchent collectivement dans les zones plus profondes. Chaque individu ingurgitera 6 à 9 kilos de poissons par jour qu’il consommera soit sur la berge ou dans l’eau en flottant sur le dos …
Reproduction
Nombre de petits: 1 à 5
Gestation: Deux mois
Maturité sexuelle: Plus de deux ans
Longévité : 10-13 ans
Les principales informations connues sur le système de reproduction viennent des observations faites en captivité. Les femelles sont en chaleur de manière aléatoire toutes l’année mais il y a un pic de la fin du printemps au début de l’été. La mortalité des jeunes entrainent souvent la conception d’une nouvelle portée qui né de décembre à avril. Les portées comptent de 1 à 5 petits (souvent entre 2 et 3) , pesant environ 200 g. Ils resteront bien cachés dans une tanière creusé dans le sable pendant les premières semaines de leur vie. Dès qu’ils auront les yeux ouvert, à un mois, ils commenceront à suivre les deux parents (le mâle participe à l’éducation et le couple est monogame). Ils sont sevrés des 3-4 mois mais ne seront indépendants qu’à 9-10 mois ; parfois les petits restent plus longtemps avec le groupe familial qui peut atteindre jusqu’à 8 individus sur un territoire de 12 km².
Menaces

Cette espèce est considérée comme en danger d’extinction en raison de la future baisse prévue en raison de la dégradation de l’habitat et de l’exploitation par les hommes. Alors que l’espèce a résisté à d’affreuses chasses pour la fourrure dans les années 70 (« tigrilladas »), elle est maintenant menacé par la conquête des hommes dans les forêts et au bord des rivières. Elles sont parfois tués par les autochtones qui les mangent et utilisent sa fourrure mais aussi par des travailleurs qui les accusent d’appauvrir les ressources en poisson. L’eau, où elles passent plus de la moitié de leur temps, est également polluée dans les zones d’extraction d’or par le mercure. Dans certaine réserve, le développement trop fort du tourisme – la loutre géante fait partie des « grands » carnivores du continent avec le jaguar, le caïman … comme le « Top Five » en Afrique – on remarque des modifications de comportement comme l’abandon d’un territoire et l’augmentation de la mortalité juvénile. Il est prévu que la population aurait baissé de 50 % dans 20 ans. La population actuelle n’est que de 1000 à 5000 individus, faites le calcul … ça fera une très faible population dans deux décennies.
En captivité
Depuis les premières importations en 1900 pour le compte du Zoologisher Garten Berlin (Allemagne), cet animal fascine aussi bien les zoologistes, que les directeurs ou aussi les visiteurs qui sont impressionnés par leur taille … Toute fois, elle reste rare car très difficile à reproduire et parce qu’il lui faut tout de même une belle installation en raison de sa carrure. Aujourd’hui, six institutions européennes présentent l’espèce dont quatre en Allemagne, une en France et une au Royaume-Unis. (+Plus d’infos+)
Citation: Duplaix, N., Waldemarin, H.F., Groenedijk, J., Munis, M., Valesco, M. & Botello, J.C. 2008. Pteronura brasiliensis. In: IUCN 2009. IUCN Red List of Threatened Species. Version 2009.1. <www.iucnredlist.org>. Downloaded on 17 October 2009 & ARKive & Animal Diversity Web
Crédits photographiques : © Alexpe8 (Photo principale et enclos des loutres du Bioparc de Doué la Fontaine), © ARKive (Biotope originel), © IUCN (Carte de répartition et logo de menace)










