L’aquarium, au cœur d’Odysseum, accueillera 1.200 visiteurs en instantané, sa fréquentation journalière moyenne sera de 5.000 visiteurs, soit 550.000/an. La visite se déroulera en environ 1h30. Les activités culturelles et pédagogiques sensibiliseront toutes les générations aux enjeux écologiques de la protection de la faune aquatique.
Le parcours initiatique se fera au travers de 24 bassins, réunissant plus d’une centaine d’espèces, «du monde microscopique aux grands seigneurs des océans». Pour réaliser ce tour de force, une attention particulière sera portée à la scénographie dynamique et surprenante, sans oublier les coulisses techniques, comme les locaux de quarantaines (contenant 138 poissons et 12 reptiles) ou encore le système de préparation et de retraitement des eaux.
Le projet figurera parmi les plus réputés, comme le sont les aquariums de Boulogne sur Mer, de La Rochelle, ou encore de Barcelone ou de Valence en Espagne.
Le projet
La forme caractéristique ovale du projet s’enroule autour du grand bassin central sur une hauteur de 15 mètres, à l’image d’un coquillage. Les ventelles extérieures servent de signal et rappellent la symbolique de l’eau. La serre tropicale et le hall d’entrée sont inondés de lumière par une grande partie vitrée, ainsi que par de larges ouvertures en toiture.
L’ensemble des façades opaques du bâtiment est constitué d’écailles, dont la couleur irise la lumière. L’habillage bois des poteaux et les palmiers épousant la courbe du bâtiment renforcent l’ambiance méditerranéenne et aquatique.
Deux accès sont possibles. La première, côté «est», est accessible depuis un pré-show dans lequel le visiteur déambule entre un écran translucide ondulé et la végétation intérieure de l’aquarium. La seconde se situe près de la station de tramway Odysseum.
La scénographie
La visite se déroule en quatre actes: Mare nostrum, La mer des effrois, L’observatoire de l’océan mondial et Les merveilles des tropiques… le tout autour du grand bassin central.
«Le nom du monde est océan»: C’est un prologue de mise en condition, perceptible dans tout le hall d’accueil. Il annonce aux visiteurs «l’esprit et la lettre» de l’Aquarium Mare Nostrum : plus qu’une visite c’est une histoire à laquelle le public est convié. La sonorisation de ce sas d’entrée est étudiée pour plonger le visiteur dans l’ambiance, avec une bande son de vent, de vagues, de cris de mouettes et de la sirène d’un bateau.
Acte I : «Mare Nostrum»
Ce premier acte emmène le visiteur sous les eaux de la méditerranée. Après une plongée effective à travers l’épiderme maritime, il va «jouer les murènes», serpentant entre les rochers et les forêts d’algues, avant de surgir au cœur de l’océan, en visio immersion panoramique. Le parcours est à la fois clair et sinueux, permettant de découvrir l’un après l’autre les bassins qui le composent, aux détours de la roche.
L’Acte I est décomposé en trois scènes : «de l’autre côté du miroir», prologue de l’opéra, «Mare Nostrum» où l’exploration des fonds sous-marins débute, et enfin «un balcon sur l’océan», alors que le visiteur bascule maintenant dans le grand bleu avec l’immense bassin de 20 mètres de diamètre.
Acte II : « Les mers des effrois »Ce second acte du voyage océanique emporte le visiteur à l’autre bout du monde, là où les vagues transforment les navires les plus solides en jouets fragiles, là où la terre n’est plus qu’un infini paysage d’eau solide, là où des créatures improbables, cauchemardesques, peuplent les fonds abyssaux. L’aventure de l’Aquarium Mare Nostrum atteint ici pour le visiteur un point d’orgue mémorable, impressionnant.
Ici encore, trois scènes composent le second acte : «dans les quarantièmes rugissants» où le visiteur est plongé au cœur de la tempête, par de grandes images panoramiques défilantes et l’animation du plancher donnant un effet de roulis et de tangage, «le Cap Horn et les premières glaces», avec son bassin à manchots et une température ambiante très basse, « les océans profonds» où le visiteur descend au fond des abysses en bathyscaphe.
Acte III : «L’Observatoire de l’Océan Mondial»
Cet acte est le temps de la connaissance, par l’impressionnante observation grand angle de l’océan et le temps d’une réflexion active.
La première scène “l’observatoire” vous plongera dans le monde du silence. Cette deuxième approche du grand bassin océanique propose un nouvel angle de vue et une approche spectaculaire différente : le bassin est donné à voir ici comme une tranche de l’océan. La seconde scène «du satellite au microscope» est divisée en deux temps, l’observation de la terre et de ses mers dans le vaste univers étoilé et celle de la vie biologique.
Acte IV : «Les merveilles des tropiques»
Dernier acte et aussi le plus vaste du grand spectacle, il en constitue en quelque sorte l’apothéose. Profusion d’espèces animales et de végétaux, chaleur, couleur, vie, sensualité, musique de la nature… le visiteur goûte ici les plaisirs savoureux du paradis terrestre !
Les premiers pas de ce dernier acte, «le lagon», se font dans un ultime épisode subaquatique. Les nombreuses espèces qui habitent les bassins composent une mosaïque vivante, extrêmement colorée, en perpétuelle animation. Dans un deuxième temps, le visiteur rencontre un choc en arrivant en haut de l’escalier. Chaleur de l’atmosphère, lumière, chant des oiseaux, densité de la végétation… autant d’éléments en rupture avec les étapes précédentes de la visite. Un ponton de bois traverse le lagon. Devant le visiteur, le spectacle exubérant de la forêt tropicale est saisissant, émerveillant.
Jusqu’au bout du parcours, tous les sens seront mis en éveil, grâce à une scénographie qui emprunte la même démarche que celle des parcs d’aventures.
Un pôle d’activités culturelles et pédagogiques
Emerveiller, enchanter, étonner les sens seront les premières missions de l’aquarium d’Odysseum. II aura aussi pour vocation d’aider à faire comprendre les grands équilibres écologiques et à apprendre le monde sous-marin, ses différentes espèces, leurs rôles dans l’écosytème.... Cette dimension pédagogique pourra prendre la forme de conférences thématiques organisées par des animateurs scientifiques. Des ateliers ‘découverte’ suivis de travaux pratiques seront spécialement conçus pour les scolaires.
Coût des travaux : 12.7 Me h.t.
Coût de l’opération : 25 Me t.t.c.
S.H.O.N. : 4.900 m2
Travaux : fin 2005 - début 2007
Mise en service : 2007
Source: cyberarchi.com
Plus d'info: http://www.montpellier-agglo.com/upload/40_40_dp_mare_nostrum.pdf
Dernière édition par Yoan le Dim 5 Oct 2008 - 13:01, édité 7 fois









