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Yoan
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Le bouquetin pourrait réapparaître dans les Pyrénées en 2013

le Mar 20 Nov 2012, 14:53
Le bouquetin pourrait faire sa réapparition dans les Pyrénées françaises l'année prochaine près d'un siècle après en avoir disparu, à la faveur d'une réintroduction sur laquelle la population est appelée à s'exprimer à partir de mardi.

Vingt premiers bouquetins (dix mâles et dix femelles) de l'espèce capra pyrenaica, achetés en Espagne, pourraient être introduits en avril 2013 dans les Hautes-Pyrénées et autant en Ariège, et 160 au total au cours des sept prochaines années dans les mêmes départements et dans les Pyrénées-Atlantiques, dit un connaisseur du dossier.

L'emblématique bouquetin a disparu des Pyrénées françaises en 1910 et des Pyrénées tout court en 2000 quand la dernière femelle a été tuée, non pas par des chasseurs, mais par la chute d'un arbre une nuit de tempête de l'autre côté de la frontière, en Aragon.

Ce parent trapu de la chèvre, dont le mâle de l'espèce pyrenaica (ou bouquetin ibérique) pèse jusqu'à 90 kilos et arbore d'imposantes cornes torsadées en lyre, a pourtant fait partie du patrimoine naturel des Pyrénées pendant des dizaines de milliers d'années. Il est représenté en nombre dans la grotte préhistorique de Niaux (Ariège), haut-lieu de l'art pariétal.

La surchasse, pour sa viande et pour le trophée recherché qu'il représentait, a eu raison de lui. Repéré, le bouquetin fait une proie facile. La stratégie de fuite de ce caprin agile consiste à trouver refuge sur des parois abruptes où il est à l'abri de ses prédateurs, mais pas des fusils.

L'homme aujourd'hui se charge de réparer le dommage qu'il a causé, dit Gilles Perrol, directeur du Parc national des Pyrénées, qui porte le projet avec l'Etat et le Parc régional des Pyrénées ariégeoises.

L'Etat a entrepris il y a plusieurs années de restaurer les bouquetins en France. Plus d'une quinzaine de lâchers d'une espèce distincte (le capra ibex) ont eu lieu dans les Alpes.

L'idée de faire de même dans les Pyrénées est aussi vieille que le parc national, créé en 1967, dit son directeur. Côté français, on invoque volontiers la mauvaise volonté espagnole pour expliquer qu'il aura fallu aussi longtemps pour que le travail porte ses fruits.

L'Espagne, où le bouquetin ibérique prolifère au point d'atteindre une population de peut-être 60.000 individus dans toutes les montagnes (sauf les Pyrénées), aurait longtemps vu d'un mauvais oeil s'ouvrir un éventuel domaine de chasse concurrent de l'autre côté de la frontière. C'est que la partie de chasse au bouquetin se monnaie cher, explique un spécialiste.

L'Espagne a brutalement changé son fusil d'épaule il y a quelques mois. Yannick Barascud, chargé de mission qui suit l'affaire au Parc des Pyrénées ariégeoises, avance deux explications: le classement du bouquetin en espèce protégée (donc protégée de la chasse) en France, et la réponse rapide et positive faite par la France à l'Espagne qui lui demandait des gélinottes des bois pour les lâcher chez elle.

La réintroduction du bouquetin reste conditionnée à la finalisation d'un accord franco-espagnol, ainsi (dans une moindre mesure) qu'au financement d'un projet chiffré à 1,1 million d'euros, mettent prudemment en garde les protagonistes interrogés par l'AFP. Mais ils sont assez confiants pour que soit lancée la consultation publique.

Les Pyrénéens sont appelés à partir de mardi et jusqu'au 19 décembre inclus à consulter le dossier et à faire leurs observations dans les services préfectoraux, dans différentes mairies des secteurs concernés ou sur internet. Cette consultation servira à la décision ultime, mais elle n'est ni un sondage ni un référendum.

Les Pyrénéens auraient alors affaire à un nouveau programme de biodiversité. La réintroduction de l'ours, autre animal disparu et lâché dans le massif, les divise profondément.

Mais les porteurs de ce nouveau projet estiment que la coexistence entre le bouquetin et l'homme devrait être beaucoup plus harmonieuse. Le bouquetin n'est pas un prédateur; et les forestiers, les chasseurs et les éleveurs de brebis ont été associés à la réflexion et n'ont pas manifesté d'opposition, disent-ils.

L'inquiétude des éleveurs, principaux adversaires de l'ours, n'est pas que le bouquetin attaque les troupeaux comme l'ours, mais qu'il leur transmette ses maladies. Toutes les garanties sanitaires, comme le contrôle médical des bêtes importées ou la mise en quarantaine, seront prises, assurent les porteurs du projet.

Source : Romandie.com

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"Si les abeilles disparaissaient, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre"; Albert Einstein

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