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Yoan
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[Zoonaute archives] Le Zoo de Zurich protège les éléphants sauvages en Thaïlande (Episode 4)

le Sam 07 Juin 2014, 16:55
Dernier chapitre sur la nouvelle installation des [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] au Zoo de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Le parc d’éléphants Kaeng Krachan porte le nom du plus grand parc national thaïlandais. Le zoo de Zurich y soutient des projets de protection de l’[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] d’Asie, notamment ceux destinés à apaiser le conflit opposant les agriculteurs aux éléphants.

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Kaeng Krachan Elefantenpark © Zoo Zürich, Peter Bolliger

A l’instar de la forêt pluviale de Masoala, le nouveau parc d’éléphants Kaeng Krachan du zoo de Zurich est associé à un projet de protection de la nature in situ. Le zoo de Zurich aide la Wildlife Conservation Society (WCS) avec qui il soutient le parc national de Masoala à Madagascar avec succès depuis plusieurs années. En étroite collaboration avec le parc national de Kaeng Krachan en Thaïlande, la WCS se mobilise pour protéger les éléphants qui y vivent.

Le parc national de Kaeng Krachan, qui a donné son nom au parc d’éléphants du zoo de Zurich, est la plus grande réserve de Thaïlande. Environ 200 éléphants sauvages y vivent sur une surface de quelque 3000 kilomètres carrés. Les activités de protection de la nature qui y sont menées visent en grande partie à apaiser le conflit entre les hommes et les éléphants. Mais elles portent aussi sur l’agrandissement de l’habitat des pachydermes grâce à la mise en relation de plusieurs réserves, sur la lutte contre le braconnage et sur des investissements dans des projets de formation.

L’engagement du zoo de Zurich aux côtés du parc national de Kaeng Krachan se reflète dans la conception du nouveau parc d’éléphants. On y trouve ainsi une « cabane de surveillance » avec clôture sous alarme qui permet de visualiser les moyens qu’emploient les agriculteurs thaïlandais installés autour du parc national pour protéger leurs cultures. Une cabane détruite et des empreintes laissées sur les chemins rappellent les dégâts que peut provoquer un éléphant au cours d’une visite.

Le conflit homme-éléphant
Dans de nombreux secteurs, les réserves de nourriture traditionnelles des éléphants sauvages et leurs routes de passage sont restreintes, voire occupées, par des cultures agricoles. D’où les conflits entre la population rurale et les éléphants, que l’on appelle les «Human-Elephant Conflicts» (HCE). Les troupeaux d’éléphants font des ravages quand ils pénètrent dans des plantations d’ananas ou des bananeraies, et peuvent également saccager champs, maisons et véhicules sur leur passage.

Dans le parc national de Kaeng Krachan en Thaïlande, on s’efforce de désamorcer le conflit par la mise en place de clôtures de protection et de postes de garde. Le long du parc national, une tranchée de six mètres de largeur a été creusée et une clôture composée de poteaux en bois et de deux fils de fer tendus dressée. Un éléphant qui touche ou casse les fils déclenche une alarme sonore et un signal lumineux. Les sentinelles interviennent alors pour repousser les éléphants dans la forêt à grand renfort de cris et de pétards. Cependant, la longueur de la clôture étant limitée, les animaux peuvent poursuivre leur chemin après avoir été déviés de leur route initiale.

Le programme cherche à instaurer une coexistence pacifique entre l’homme et l’éléphant sur le long terme. La méthode a fait ses preuves: dans certaines régions, les conflits ont diminué de 90%.

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Kaeng Krachan Elefantenpark © Zoo Zürich, Peter Bolliger

La population d’éléphants est en baisse
A l’origine, l’aire de répartition de l’éléphant d’Asie s’étendait de la Syrie à la Chine et couvrait les îles du Sri Lanka, de Sumatra et de Bornéo. Mais l’habitat de l’éléphant d’Asie se réduit comme une peau de chagrin : pour l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), l’« Elephas maximus » est en danger. Dans certaines régions du Sud-Est asiatique, il est même menacé d’extinction. On estime sa population totale vivant à l’état sauvage à 40 000 animaux environ, dont 20 000 en Inde et 5000 en Birmanie.

Plusieurs facteurs compliquent l’existence de l’éléphant d’Asie. Du fait du braconnage dont sont victimes, depuis longtemps déjà, les mâles porteurs de défenses, les mâles aux défenses moins grandes ont mieux survécu et ont une plus grande progéniture. Actuellement, 10% seulement des éléphants mâles d’Asie portent de grandes défenses. Les Thaïlandais ont d’ailleurs donné un nom aux mâles sans défenses qui constituent désormais l’essentiel de la population : les « maknas ».

Aujourd’hui, le commerce de l’ivoire est largement interdit. Mais le nombre d’éléphants vivant à l’état sauvage continue de baisser. L’éléphant d’Asie voit son habitat se réduire de plus en plus. La consanguinité menace les dernières populations qui ne partagent plus d’espaces naturels communs et se retrouvent isolées.

Un projet a été initié pour remédier à ce problème. Il prévoit de relier par un corridor de 75 kilomètres de longueur et de 10 kilomètres de largeur le parc national de Kaeng Krachan, situé dans la chaîne de montagnes du Tenasserim, au Western Forest Complex, un espace naturel de 18 000 kilomètres carrés situé au nord. Les animaux sauvages profiteraient d’un habitat plus vaste et pourraient s’accoupler avec d’autres congénères.

Le parc national de Kaeng Krachan et le Western Forest Complex constituent à eux deux le plus grand espace forestier préservé d’Asie du Sud-Est. Leur potentiel en tant que refuge pour éléphants mais aussi pour d’autres espèces menacées comme le tigre est immense. Le corridor prévu se situant dans un secteur placé sous l’égide de la Maison royale de Thaïlande, ce projet a de bonnes chances d’être mis en œuvre.

Les éléphants du zoo comme ambassadeurs
L’Asian Elefant Specialist Group, rattaché à la Species Survival Commission de l’UICN, s’engage pour la protection de l’éléphant d’Asie en étroite collaboration avec des jardins zoologiques. Le groupe réunit des biologistes de la faune sauvage des régions d’origine et des spécialistes des éléphants du monde occidental. Alex Rübel, Directeur du zoo, est lui aussi membre du groupe.

L’objectif est la protection in situ, par le biais de la création de réserves suffisamment grandes en Asie, abritant des populations viables. En outre, dans les pays plus solides financièrement, les zoos dotés d’une population stable ont pour mission de faire de la publicité en faveur de la protection des éléphants. Les éléphants en captivité jouent le rôle d’ambassadeurs de leurs congénères vivant dans la nature. Ils émeuvent la population occidentale et la sensibilisent aux problèmes de leurs semblables. Le public est alors plus motivé à agir pour l’éléphant d’Asie sauvage.

Programme Européen d’Elevage (EEP)
Les zoos européens ont mis en place un Programme d’Elevage (EEP) pour l’éléphant d’Asie qui réunit environ 80 institutions accueillant environ 250 animaux (50 mâles, 200 femelles). L’objectif est de soigner les éléphants vivant en captivité conformément à des critères communs et d’optimiser les conditions d’élevage. Les éléphants du zoo de Zurich participent au Programme d’Elevage EEP. MAXI a déjà largement contribué à son succès puisqu’il est onze fois père et deux fois grand-père.

Le programme cherche à réunir des mâles et des femelles aptes à l’élevage par un échange entre institutions participantes. Des recherches sont effectuées sur des thèmes tels que les problèmes de reproduction, l’insémination artificielle, la mortalité chez les éléphanteaux et les maladies. Par ailleurs, des directives sur l’élevage sont élaborées et développées pour optimiser l’élevage des animaux. Suite à ce travail, de nombreuses institutions ont construit de nouvelles infrastructures au cours des dernières années ou en planifient. C’est le cas des trois élevages d’éléphants de Suisse : outre le zoo de Zurich qui a posé un jalon en matière d’élevage avec la construction du parc d’éléphants Kaeng Krachan, le zoo de Bâle et le zoo Knie pour enfants de Rapperswil se dotent de nouvelles infrastructures



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"Si les abeilles disparaissaient, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre"; Albert Einstein

« Le but d'un zoo est de ne pas tenir des animaux, mais d'assurer le futur des espèces »
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