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Yoan
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Le lynx dans les Vosges

le Jeu 10 Jan 2013, 14:43
Trente ans après sa réintroduction dans le massif vosgien, le lynx n’est pas au meilleur de sa forme. Les associations écologistes alertent les autorités du danger que constituerait, pour sa survie, le braconnage.

Ils s’appelaient Alex, Boric et Xenie. Soient trois lynx boréals (Lynx lynx), deux mâles et une femelle, qui ont fondé l’espoir des naturalistes. Originaires de Slovaquie, ils ont été relâchés au printemps 1983 dans le massif vosgien du Taennchel. En dix ans, 21 individus viendront ainsi repeupler les ballons vidés de leur population de félins depuis le début du XIXe siècle. Le programme de réintroduction ambitionne d’établir un lien territorial avec la Forêt-Noire, sur l’autre rive du Rhin, et le Jura qui voit sa population de lynx revenir par la Suisse depuis le début des années 70. Placé, en France, sous protection de la loi de 1979, le lynx bénéficie, en outre, de deux conventions européennes : celle de Berne et la directive « Habitat faune flore ». Mais l’animal reste sur la liste rouge des espèces menacées en France de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).

Sitôt sa réintroduction dans les Vosges, les premiers indices sont plutôt encourageants. « Entre 1992 et 2003, 58 jeunes voient le jour », confirme Antony Kohler, du réseau Ferus (ours-loup-lynx-conservation). « Mais seulement dix animaux survivront pour constituer la population vosgienne, avec quatre femelles et six mâles », poursuit le jeune homme, par ailleurs animalier au Parc de Sainte-Croix. Déjà, le braconnage fait figure de principal fautif. Malgré cela, la population de lynx parvient à se développer lentement. Jusqu’au tournant des années 2000. Une seule naissance sera relevée entre 2003 et 2009...
Corridors faunistiques.

Dans les rangs des chasseurs, la concurrence du lynx passe mal. Pour assouvir son formidable appétit, le prédateur prélève une soixantaine d’ongulés de taille moyenne par an. C’est tout naturellement que les fédérations de chasse lui imputent ainsi l’hémorragie de chamois et de chevreuils. Au point, pour certains, de lui préférer la présence du loup, qui, il est vrai indispose davantage le monde de l’élevage. « Pas sûr pourtant que le lynx soit la cause de cette baisse d’effectifs », objecte-t-on chez les écologistes où l’on insiste sur la bonne cohabitation entre le lynx et les chasseurs dans le Jura, en dépit de la pression beaucoup plus forte exercée par l’animal sur son environnement. « Là-bas, on recense un lynx pour 100 km², contre un pour 100 à 400 km² dans les Vosges », relèvent les partisans du félin. Les mêmes associent cette faible densité à la fragilité de son implantation entre Lorraine et Alsace. « La dissémination des femelles constitue un obstacle d’autant plus important qu’elles sont, elles aussi, victimes de braconnage », déplore Antony Kohler, qui refuse pourtant les amalgames. « Tous les chasseurs ne sont pas des braconniers, loin s’en faut. Les jeunes générations semblent plus réceptives à la nécessité de protéger l’espèce ».

Reste à dresser les corridors écologiques afin de relier les massifs à l’Est et au Sud. « Nos voisins allemands apporteront peut-être une solution, avec le projet de réintroduction de 20 lynx dans le Palatinat, qui pourraient à terme coloniser les Vosges du Nord », espère Kohler en appelant à la réouverture d’un « vrai passage faunistique » au col de Saverne, aujourd’hui fermé pour cause de peste porcine, afin de « reconnecter » les Vosges du Nord aux ballons du Sud. Une urgence !
Xavier BROUET.

Source : www.republicain-lorrain.fr/actualite/2012/12/29/l-horizon-plombe-du-lynx-dans-les-vosges

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