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Le zoo La Garenne peine à retomber sur ses pattes

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Yoan
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Le zoo La Garenne peine à retomber sur ses pattes

Message par Yoan le Lun 29 Oct 2018, 15:49

Passé l’effet découverte du parc, la fréquentation de La Garenne reste bonne mais ne suffit pas à couvrir la totalité des coûts.

À l’ouverture du nouveau parc animalier La Garenne en mars 2016, le public s’était rué à Le Vaud. Plus de 6000 curieux s’étaient déplacés le premier week-end. Les semaines qui ont suivi, l’affluence est restée importante. À la fin de l’année, plus de 90'000 personnes avaient découvert ce magnifique zoo, cinq fois plus grand que l’ancien. Puis, logiquement, la fréquentation a baissé. Un peu trop. Tant en 2017 qu’en 2018, elle est restée en dessous des objectifs: 68'000 visiteurs au lieu des 75'000 attendus. Le business plan initial visait même les 85'000 entrées par an.

«Rien d’alarmant, relativise Roger Perrin, président du conseil de fondation. Nous n’aurons pas besoin d’aller à la banque. Mais les recettes des entrées ne suffisent pas à couvrir l’ensemble de nos coûts de fonctionnement. Nous dépendons encore trop des dons et des legs privés pour faire tourner le parc. Or ces rentrées sont aléatoires. Pour avoir une situation financière plus stable, mieux garantie, nous aimerions pouvoir compter sur des soutiens annualisés de certaines collectivités publiques.»

Petite part d’argent public

Le budget 2017 s’élevait à 1,66 million. Les entrées (y compris le restaurant et la boutique) ont rapporté 75% des recettes (1,25 million), le reste provenant pour une bonne part des sponsors et des mécènes (410'000 francs). Fidèle soutien depuis plus de 40 ans, l’Association des Amis de La Garenne (ADAG) a versé un tiers de ces fonds privés. La part de l’argent public ne représente que 3,6% du budget.

En 2018, le conseil de fondation espérait de meilleurs résultats. «Comme nous allions accueillir de nouveaux animaux et introduire plusieurs animations inédites, nous avions misé sur une augmentation de 15% de la fréquentation par rapport à 2017, explique le directeur, Michel Gauthier-Clerc. C’était visiblement trop ambitieux puisque nous avons enregistré à peu près le même nombre d’entrées que l’an dernier.» Il précise que le début de l’année a été très froid, et qu’en juillet-août, la canicule a plutôt incité les gens à aller se baigner.

Cela dit, tant pour le président du conseil de fondation que pour le directeur, il n’est pas question de transformer le parc zoologique en parc d’attractions. «Parmi les premiers visiteurs, il y avait ceux qui vont à la découverte des nouveautés en tout genre et ne reviennent plus. Nous ne visons pas vraiment ce public. Notre clientèle cible est une clientèle fidèle, qui vient parce qu’elle aime les animaux et la biodiversité. Nous n’allons pas organiser des événements spectaculaires pour attirer du monde.»

Une vision à long terme

Roger Perrin est persuadé que la ligne directrice à suivre reste inscrite dans les quatre missions de base de La Garenne: présenter la faune suisse, proposer des services d’éducation à l’environnement, participer à la sauvegarde et à la réintroduction d’espèces menacées, recueillir et soigner les animaux sauvages en difficulté. «Avant de vouloir montrer des animaux au public, nous voulons faire de l’éducation. C’est une vision à long terme, durable, qui se base sur un dicton de grande valeur: on ne respecte que ce que l’on connaît.»

La Garenne fait de gros efforts pour accomplir ces missions. Dès lors, le président du conseil de fondation se sent légitimé pour demander un peu plus de soutien de la part des collectivités publiques. «Chaque année, le parc animalier accueille des dizaines de classes, soigne des centaines d’animaux sauvages, et participe à plusieurs programmes nationaux et internationaux de réintroduction d’espèces. C’est un service public, insiste Roger Perrin. Je suis conscient que nous avons déjà beaucoup demandé pour la réalisation du projet. Mais pour nous, l’ouverture du parc n’a pas été un aboutissement. Au contraire, ce n’était qu’un début. La Ville de Nyon, qui nous verse désormais une somme chaque année, l’a bien compris.»

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"Si les abeilles disparaissaient, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre"; Albert Einstein

« Le but d'un zoo est de ne pas tenir des animaux, mais d'assurer le futur des espèces »

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